Nom générique désignant toutes les affections de la peau (maladie cutanée) indépendamment de sa cause.

Au niveau du cuir chevelu, les dermatoses les plus fréquentes sont qualifiées : pellicules, pityriasis, dermite séborrhéique, psoriasis, maladie des gaines coulissantes, eczéma, folliculites et acnés, hyperhydrose, ou encore hyperséborrhée…

 

PELLICULES

Les pellicules constituent une affection bénigne et courante. Ce phénomène touche une personne sur deux en France et apparait le plus souvent à l’adolescence. Elles jouissent d’une mauvaise réputation au plan social du fait de leur inesthétisme.

Un cuir chevelu en bonne santé produit des cellules mortes tous les jours (jusqu’à 4kg par an), ce phénomène se révèle imperceptible.

Dans le cas de pellicules, on note une accélération du renouvellement des cellules du cuir chevelu. Les cellules n’arrivent plus à se détacher les unes des autres et parviennent à la surface du cuir chevelu par paquet.

Les amas de cellules mortes deviennent visibles, il s’agit de pellicules. On peut considérer l’ensemble des pellicules comme un spectre allant du pityriasis simplex au psoriasis en passant par le pityriasis stéatoide et la dermite séborrhéique.

  • Pellicules sèches : de couleurs blanches, de formes plates, elles se détachent spontanément. Elles s’accompagnent souvent de démangeaisons, le cuir chevelu est sec.
  • Pellicules grasses : il s’agit de cellules mortes liées avec du sébum. Elles sont jaunâtres, collantes. Elles s’accompagnent également de démangeaisons, le cuir chevelu est gras. Les causes des pellicules sont diverses : dérèglement du système hormonal, inflammation du cuir chevelu, stress, alimentation, micro-organisme (malassezia furfur), manque d’hygiène, traitements neuroleptiques, alcoolisme chronique, erreurs cosmétiques.

LA DERMITE SEBORRHEIQUE

La dermite séborrhéique (DS) se définit comme une dermatose chronique trouvant son siége sur le visage et sur le cuir chevelu. D’aspect disgracieux, elle demeure sans gravité et non contagieuse.

Chez le nourrisson, on la qualifie traditionnellement de « croûtes de lait ». Cette affection touche 1 à 3% de la population française. Son évolution se révéle chronique alternant périodes de poussées et périodes de rémissions. La DS se manifeste par des plaques rouges recouvertes de squames avec une hypersécrétion sébacée et parfois des démangeaisons, une inflammation et une rougeur du cuir chevelu.

La dermite séborrhéique se rencontre un peu plus fréquemment chez l’homme où elle peut s’associer à une alopécie androgénétique. Le stress, la pollution influent la plupart du temps sur son développement. Des controverses existent quant à leurs origines :

  • Modification du pH du sébum qui favoriserait le développement de levures.
  • Infection due à Malassezia furfur
     

HYPERHIDROSE

On parle d’hyperhidrose face à une transpiration excessive due à une activité accrue des glandes sudorales.

Cette maladie, très gênante dans la vie de tous les jours, marginalise socialement celui ou celle qui en est atteint.. Elle se focalise soit sur une partie du corps (cuir chevelu, mains, aisselles…), soit sur son ensemble.

Le plus souvent, on associe l’hyperhidrose à une hyperémotivité ou à des facteurs psychologiques. Elle peut se révéler secondaire à une maladie (maladies du système nerveux central, maladie de Parkinson, insuffisance rénale ou hépatique, diabète, hyperthyroïdie, hypoglycémie, obésité…), liée à la consommation d’alcool ou de médicaments (antidépresseurs, anti-inflammatoires non-stéroïdiens, hypoglycémiants…), aux fluctuations hormonales lors de la ménopause ou d’une grossesse.

HYPERSEBORRHEE

Nous disposons d’environ 30000 glandes sébacées sur le cuir chevelu, appendues à environ 100000 cheveux, ce qui représente 200 à 300 glandes sébacées par cm². Le sébum se compose de squalènes, cires et triglycérides. Il joue un rôle protecteur, fongistatique, bactéricide.

La séborrhée du cuir chevelu constitue un phénomène normal. La lubrification liée à la sécrétion des glandes sébacées favorise la lubrification de la tige pilaire et participe à la protection et la beauté de la chevelure.

En excès, la séborrhée entraine une gêne d’ordre esthétique (cheveux huileux, collants, lourds), mais peut aussi engendrer des complications (pellicules grasses, dermites séborrhéiques, chute…) La sécrétion sébacée peut-être influencée par la testostérone, la progestérone, un dégraissage de la peau, la température, l’âge…

A l’adolescence, sous la dépendance de la testostérone, la séborrhée est qualifiée de physiologique. La séborrhée est dite pathologique lorsqu’elle résulte de troubles endocriniens ou neurologiques ou lors de la prise de certains médicaments.