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Les recherches actuelles portent sur les cellules souches afin de lutter contre l’alopécie.

L’université de Columbia a réussi à faire pousser de nouveaux cheveux à partir de cellules souches humaines.
Cette méthode prometteuse permet de développer de nouveaux follicules pileux ou de régénérer les follicules existants à partir d’un don de quelques poils.

Cela pourrait faciliter la greffe chez les personnes n’ayant pas suffisamment de follicules et permettrait de faire repousser de nouveaux cheveux sur des cas de brûlures et d’alopécie cicatricielle.

Jusqu’à maintenant on clonait des follicules pileux à partir des papilles dermiques de l’épiderme. Cependant, en culture, celles-ci perdaient leur capacité à produire des follicules pileux. Les recherches tendent à trouver un milieu adéquat afin que ces cellules conservent leurs propriétés inductives.

Sur l’animal, les chercheurs ont réussi à cultiver et à transplanter avec succès des papilles dermiques. Celles-ci ont reproduit un environnement extracellulaire favorable à la croissance de nouveaux follicules.
Sur l’homme, les chercheurs ont appliqué la même méthode et obtiennent dans 5 cas sur 7 (71%) une croissance de cheveux durant 6 semaines.  

Les recherches continuent et semblent avoir un avenir prometteur.

Réf.  : Microenvironmental reprogramming by three-dimensional culture enables dermal papilla cells to induce de novo human hair-follicle growth PNAS 2013 ; published ahead of print October 21, 2013,
Claire A. Higgins, James C. Chen, Jane E. Cerise, Colin A. B. Jahoda, and Angela M. Christiano

Autres recherches 

Les chercheurs axent leur travail sur les cellules souches depuis presque 20 ans afin de lutter contre le vieillissement cutané et la chute des cheveux.

Les cellules souches sont dotées d’un potentiel de prolifération très important qui permet le renouvellement de l’épiderme, du derme, des cheveux, des ongles et la cicatrisation.

Les scientifiques s’évertuent à préserver un milieu favorable à la prolifération des cellules souches grâce à certaines  molécules. Récemment de la peau humaine a été cultivée in vitro et une des cause du blanchiment du cheveu a pu être identifiée : les mélanocytes sont réceptifs au stress parce qu’ils n’ont pas l’enzyme TRP2.  Une enzyme de synthèse pourrait éventuellement prévenir le blanchiment du cheveu dans le futur. 

Une meilleure compréhension de la biologie des cellules souches est encore nécessaire afin de comprendre les causes des différentes chutes de cheveux.