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Depuis que l’Homme porte des vêtements, il porte des perruques.
En Égypte ancienne, les citoyens détestaient les poils et les cheveux qui symbolisaient l’impureté. Pour cette raison, ils se rasaient totalement le corps et la tête. Les perruques les protégeaient du soleil contre les insolations. Elles étaient souvent faites de plantes tressées, de crin, voire de soie, et étaient collées sur le cuir chevelu avec de la cire d’abeille.  

Puis le port de la perruque a évolué désignant à la fois une position sociale, et une parure de mode pour la noblesse.

Au XVII° siècle, le vrai cheveu naturel coûte cher. La cour fait fabriquer des 

perruques très hautes et très longues retombant sur les épaules désignant le rang à la cour. Pas moins de 40 perruquiers œuvraient pour Louis XIV. Les perruques étaient parfumées et poudrées, de différentes couleurs et portées aussi bien par les hommes que par les femmes.

L’abolition des privilèges et de tout ce qui pouvait désigner une appartenance à la monarchie a conduit la perruque à disparaître peu à peu. « Il faut de la poudre à nos perruques, voilà pourquoi tant de pauvres n’ont point de pain » Jean-Jacques ROUSSEAU.

Il faudra attendre les années 60 pour que la perruque réapparaisse comme accessoire de mode. 


À l’ère contemporaine, les perruques sont davantage portées à titre de déguisement ou par nécessité, afin de dissimuler une perte partielle ou totale de densité capillaire due soit à un trouble hormonal, à une maladie, soit aux effets secondaires des traitements d’un cancer, ou à un choc psychologique, etc.…
La perruque concerne surtout les femmes. Les hommes s’orientent plutôt vers un complément ou remplacement capillaire, masquant ainsi une zone seulement de la tête, dégarnie de cheveux ou à faible densité.
Ces dernières années, l’assimilation perruque=problème capillaire tend à s’estomper considérablement. En Californie, les magasins de perruque florissent et l’on change de perruque à chaque occasion.  

La perruque enfermait les femmes dans la honte ou la maladie, aujourd’hui elle les libère, elle leur permet de changer radicalement de look tout en restant elles-mêmes. Elles la portent comme on porterait un bijou ou robe de couturier. Plus qu’un accessoire de mode, la perruque devient un accessoire de liberté.

    
  
Il existe essentiellement deux sortes de perruques, en cheveux naturels ou en fibres synthétiques, de coloris et styles de coiffure différents et d’une gamme de prix correspondant à tous les budgets.
Une chevelure en fibre synthétique est généralement moins onéreuse à l’achat qu’une en cheveux naturels. Ces dernières, comme leur nom l’indique, jouissent d’un rendu beaucoup plus « naturel » et s’avèrent plus confortables à porter.

Pour vous procurer une chevelure de remplacement, il est préférable de vous rendre dans un centre capillaire spécialisé où vous serez conseillés par des professionnels. S’il s’agit d’un déguisement, bien sûr, rendez-vous dans des magasins de déguisements, généralement moins chers que les magasins de perruques.   

Sachez également que l’Institut National du Cancer a établi une liste des centres et boutiques respectant la charte des vendeurs de perruques, et que la sécurité sociale prend en charge une partie plafonnée à hauteur de 125 euros pour l’achat d’une perruque à titre médicale.